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A la surprise générale, la Juventus a procédé en fin de semaine dernière à un remaniement de sa direction en nommant Giovanni Carnevali en tant que nouveau patron exécutif du club. Le dirigeant italien aura la lourde de tâche de restaurer à la fois la compétitivité sportive et financière de la Veille Dame. Une mission loin d’être aisée.
Damien Comolli a-t-il payé (cher) la 6e place finale de la Juventus en Serie A synonyme de non-qualification pour la prochaine édition de la Champions League ? L’actionnaire turinois a tranché dans le vif ces derniers jours en actant le départ de l’ancien dirigeant du TFC, nommé il y a tout juste un an à la tête de la Vieille Dame.
Le départ du dirigeant français ne serait pas uniquement dû au classement final de la Juventus. « L’actionnaire a ressenti le besoin d’un changement de leadership pour passer à la prochaine étape du projet » analyse Francesco Caremani, Journaliste et Editeur en chef du média The SpoRt Light.
« Damien Comolli est arrivé à la Juventus avec une approche moderne et centrée sur la data. Ce profil avait du sens en théorie. La Juventus avait besoin de discipline et de structure pour se défaire de ses habitudes. Mais, en pratique, sa méthode s’est heurtée aux exigences de l’environnement de la Juventus » poursuit notre expert.
Des dissensions avec l’entraineur Luciano Spalletti, au sujet notamment de la construction de l’effectif, ont régulièrement été ébruitées dans la presse transalpine. « Certaines critiques émises évoquaient des prises de décision relativement lentes et très cadrées en matière de procédures. Un mode de fonctionnement qui était alors déconnecté des besoins immédiats du coach » relate Francesco Caremani.
Pourtant, la gestion des effectifs constitue l’un des gros points forts de Damien Comolli, qualité développée et mise en exergue lors de ses passages à Tottenham, à Liverpool ou encore au TFC. « Les compétences de Damien Comolli ne sont pas remises en cause. Mais au club, on a sans doute pensé que sa méthode ne correspondait pas aux besoins du moment. La Juventus a besoin d’une exécution plus rapide avec plus de connexion entre la direction, l’entraineur et les acteurs du marché des transferts » complète Francesco Caremani.
Le retour à une culture italienne du management ?