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Historiquement très dépendants des subventions versées par leurs collectivités, les clubs de l’élite masculine du volley français ont su quelque peu diversifier leur modèle économique au cours des dernières saisons. Mais le chemin reste long pour s’émanciper totalement des fonds publics. Décryptage.
« Si les budgets moyens sont stables ou à la hausse alors que la part des subventions publiques baisse, c’est que les clubs ont adopté des stratégies commerciales pour développer leurs produits hors subventions : sponsoring, mécénat, dons, cotisations, événements… En MSL (ndlr : désormais rebaptisée Alterna Volstar), par exemple, les recettes de billetterie grand public sont en forte hausse. Quoi qu’on entende ou lise, ici et là, les dirigeants des clubs ne restent pas les bras croisés face à la baisse des subventions ! »
Voilà comment Jean Azema, patron de la Ligue Nationale de Volley, décrivait au mois de février dernier l’évolution du modèle économique des clubs d’Alterna Volstar. Pour le président de la LNV, de réels efforts ont été accomplis ces derniers temps pour réduire le niveau de dépendance des différents clubs de l’élite aux financements publics.
Si les efforts sont réels, le niveau de dépendance reste néanmoins très important. Selon le dernier rapport publié au mois de juin dernier par la CACCP, compilant les données financières de l’ensemble des clubs à l’issue de l’exercice 2024-25, les fonds publics à travers les subventions et les partenariats représentaient encore… près de 50% des produits d’exploitation de l’ensemble du championnat !
Six clubs présentent un taux de dépendance aux deniers publics supérieur à 50%. La palme revient au Plessis Robinson VB dont les financements publics couvrent plus de 78% de son budget à l’issue de l’exercice étudié !
Un tel taux engendre des questions de première importance sur la soutenabilité d’un tel modèle économique à l’heure où les collectivités sont contraintes de réaliser des économies. Les changements de majorité peuvent également mettre à mal ce mode de fonctionnement. Du côté de Nice, on sera très certainement attentif à l’évolution de la subvention municipale octroyée au Nice Volley-Ball et qui atteignait plus de 700 000 € lors de la saison 2024-25.
Le modèle vertueux de l’Alterna Stade Poitevin VB en guise d’exemple