
Photo Bruno Charles – BC Conseils
Confrontés pour la plupart d’entre eux à la baisse des subventions versées par les collectivités, les clubs amateurs se doivent d’être dynamiques pour capter de nouveaux flux de revenus en provenance des partenaires privés. Dans le réajustement de leur modèle économique, ils peuvent s’appuyer sur des experts du sujet à l’image de la société BC Conseils. Son dirigeant, Bruno Charles, nous livre ses retours d’expérience. Entretien.
Quels services votre structure BC Conseils propose-t-elle aux organisations sportives ? Comment choisissez-vous les clubs avec lesquels vous collaborez ?
Les activités de BC Conseils reposent sur plusieurs axes :
▪️Régie commerciale pour les clubs
▪️Organisation d’un évènement auto / moto collection et prestige
▪️Audit, suivi et management des commissions partenaires privés
▪️Formation
J’attache beaucoup d’importance aux contacts humains, au potentiel du club et sa capacité à se remettre en cause sur la partie communication et partenariat.
Les 3 clubs pour lesquels j’interviens sur la partie football – Olympique Saumur , Blois Football et FC St Jean le Blanc – cochent toutes les cases et je prends énormément de plaisir à collaborer avec eux. Ce sont des clubs sérieux et rigoureux dans leur gestion. L’ambition peut aussi rimer avec humilité.
Le profil et les attentes des entreprises parrainant des clubs amateurs ont-ils évolué au cours des dernières années ?
Les profils et les attentes ont considérablement évolué et ce n’est que le début .
Les entreprises se dirigent vers les clubs et évènements « amateurs » – semi-professionnels est probablement le terme le plus approprié – pour une meilleure accessibilité financière, de la souplesse par rapport au mécénat, pour plus de proximité, de rayonnement territorial local , de réseautage sur son secteur et enfin pour participer à de véritables aventures humaines
Les attentes sont importantes aujourd’hui pour les partenaires. Ainsi les clubs se doivent impérativement de hausser le niveau et la diversité des activations de partenariats et ainsi séduire, surprendre et fidéliser.
Finalement le ratio prix / partenariat d’un club dit « amateur » si bien préparé, avec une bonne découverte et de bons échanges, reste extrêmement pertinent et crédible
Le sponsoring du sport amateur vous semble-t-il aujourd’hui encore sous-exploité par les PME/TPE locales ?
Oui il est indéniablement sous-exploité, les clubs ne sont pas assez audacieux dans leurs démarches au niveau des cibles identifiées probablement parce que ne se sentant pas suffisamment armés commercialement d’où l’importance de structurer leur commission partenariat .
Ils ont également parfois le sentiment d’être face à des causes perdues parce qu’un ou quelques clubs professionnels cristallisent toutes les attentes. C’est une erreur car les clubs amateurs ont leur carte à jouer à partir du moment où ils proposent quelque chose de cohérent, crédible tout en sachant surprendre
Parmi vos clients, avez-vous un exemple de club ayant fortement accru ses activités B2B au cours des derniers mois ? Quels facteurs clés de succès réunit-il ?