Economie

Assumer une position de club vendeur : la clé du succès monégasque ?

AS Monaco modèle alternatif
CosminIftode / Shutterstock.com

L’AS Monaco a encaissé d’importantes indemnités sur le marché des transferts lors du dernier mercato estival. Une position de club « vendeur » qui a affaibli la compétitivité immédiate du club mais qui permet à l’ASM d’atteindre l’auto-suffisance financière.

En comptabilisant la future indemnité versée par le PSG pour le transfert définitif de Kylian Mbappé, l’AS Monaco aura encaissé plus de 300 M€ sur le marché des transferts au cours des derniers mois. Un montant faramineux, qui constitue un nouveau record au sein du football européen et qui traduit l’appétit des grands clubs pour les talents de la Principauté.

Un record qui illustre également le « nouveau » modèle économique de l’AS Monaco. Un modèle économique qui n’est d’ailleurs pas si nouveau pour le club de la Principauté. Sous l’ère Campora, l’AS Monaco n’hésitait pas déjà à céder ses principaux talents, permettant alors de financier une partie de son budget de fonctionnement. Lilian Thuram, Thierry Henry ou encore David Trézéguet s’inscrivent dans cette tradition.

Cette position de club vendeur est aujourd’hui parfaitement assumée par la direction de l’AS Monaco. « Nous acceptons cette réalité » a ainsi dernièrement indiqué Vadim Vasilyev lors d’une interview accordée au Telegraph.

« A Monaco, nous disposons de ressources limitées par rapport aux clubs de Premier League. Au niveau de la billetterie, nous réalisons en une saison le chiffre d’affaires réalisé en seul match par un club comme Arsenal. Et le dernier de Premier League perçoit trois fois plus de recettes TV que nous, alors que nous sommes champions de L1 » a ainsi justifié le patron exécutif de l’ASM.

L’AS Monaco a besoin de compenser ses faibles recettes opérationnelles

Face aux « faibles » recettes opérationnelles générées par l’ASM par rapport aux cadors européens, le club se doit d’avoir une politique ultra-performante sur le marché des transferts pour atteindre l’auto-suffisance financière.

Une politique qui passe par le recrutement de jeunes talents à très fort potentiel, assurant une plus-value importante au club à moyen terme. Une optimisation qui nécessite un gros travail de scouting en amont et de réseautage en aval, afin de faciliter les transactions.

Mais adopter une position de club vendeur peut constituer une véritable force si elle est pleinement assumée. Elle permet notamment d’attirer plus facilement de jeunes talents face à la concurrence européenne selon la direction monégasque. La possibilité d’évoluer dans un club « tremplin » constitue un véritable argument pour certains jeunes joueurs. Cette perspective a ainsi particulièrement séduit Youri Tielemans lors de la dernière période de transferts.

Néanmoins, l’obligation de réaliser des plus-values sur le marché des transferts contraint l’AS Monaco à fonctionner par cycle, à accepter des saisons de transition avec une baisse de compétitivité sportive. Mais avec des promesses telles que Tielemans, Meite ou encore Jorge, l’AS Monaco est déjà en train de construire ses succès futurs !

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