
Photo Icon Sport
Alors que de nombreuses fédérations traversent actuellement une véritable crise du bénévolat, la FFHandball échappe à ce jour à une érosion de son nombre de bénévoles. Cette dernière met tout en œuvre pour valoriser l’engagement des bénévoles et les soutenir dans leurs activités. Décryptage.
« Il y a un certain nombre de difficultés qui sont remontées par les présidents de clubs. Par exemple, ils ne trouvent pas toujours le nombre suffisant de bénévoles pour leur conseil d’administration. Pourtant, les bénévoles, c’est eux qui tiennent nos clubs. »
Voilà comment Franck Laurent, Président de la Fédération Française de Badminton, évoquait dernièrement la crise du bénévolat traversée par le badminton tricolore lors d’un entretien accordé à Sport en France. Un constat qui est partagé par d’autres disciplines et non des moindres. Pouvant encore s’appuyer sur un nombre impressionnant de 50 000 à 60 000 bénévoles, le rugby français s’inquiète également des dernières tendances observées.
« Aujourd’hui, on a la chance, grâce aux valeurs qu’on porte dans le rugby, de conserver un socle important de bénévoles. Mais clairement, on recrute de moins en moins. C’est l’un des grands chantiers concernant le bénévolat » précisait ainsi au mois de septembre dernier Joël Tomakplekonou, élu en charge de la valorisation du bénévolat au sein de la Fédération française de rugby, lors d’un entretien accordé à Sportmag.
Certaines fédérations parviennent néanmoins à échapper à une baisse significative de leur nombre de bénévoles. Parmi les bons élèves, on retrouve notamment la Fédération Française de Handball. « On ne constate pas une crise du bénévolat à proprement parler. Par rapport au nombre, on peut toujours s’appuyer sur un socle de bénévoles relativement important » nous confie ainsi Marie-Albert Duffait, Vice-Président de la FFHandball en charge du service aux clubs.
Ce dernier note néanmoins une différence d’engagement au cours des dernières années. « A l’image d’autres fédérations, on observe une mutation du bénévolat. Les bénévoles n’expriment plus forcément les mêmes envies et motivations. Ils s’engagent davantage sur des missions ponctuelles qui leur plaisent. Les supers bénévoles qui portaient plusieurs casquettes dans les clubs sont plus rares » analyse Marie-Albert Duffait. Une évolution qui se serait accélérée suite à la crise du Covid-19.
Reconnaissance et accompagnement pour mieux fidéliser les bénévoles