marché sponsoring
Interview

« Le marché du sponsoring résiste bien en France »

REUTERS / CHARLES PLATIAU - stock.adobe.com

Si la crise sanitaire engendre des conséquences importantes sur l’économie du sport français, les annonceurs n’ont en revanche pas déserté le mouvement sportif. La plupart des marques ont maintenu leurs engagements en sponsoring et certains nouveaux acteurs pourraient saisir les opportunités offertes par les circonstances pour faire leurs premiers investissements dans le sport. Ludovic Dumas, Fondateur de l’agence XIX Sports Consulting, nous livre ses analyses sur l’état actuel du marché. Entretien.

A quel point la crise sanitaire impacte-t-elle les revenus issus des partenariats du sport professionnel français ?

Avant toute analyse, il est important de distinguer les deux activités liées aux partenariats. D’un côté, les clubs génèrent des revenus en commercialisant au match ou à l’année des places VIP et autres espaces réceptifs au sein de leur enceinte sportive. Ce sont les recettes tirées des hospitalités. D’autre part, les organisations sportives vendent des espaces de visibilité et des droits marketing à des annonceurs qui se situent davantage dans une démarche de quête de notoriété et d’activation de partenariats. On parle alors de revenus de sponsoring.

Etant donné les caractéristiques de la crise que nous traversons, les ayants-droit souffrent principalement d’un important manque à gagner lié aux activités d’hospitalités. Même durant l’été dernier, période au cours de laquelle nous avons connu une petite accalmie au niveau sanitaire, les organisateurs n’ont pu générer les revenus de billetterie B2B escomptés. Au mois de septembre, lors de l’édition 2020 de Roland-Garros, aucune entreprise partenaire n’a pu inviter ses clients sur l’événement. Lors du Tour de France, les capacités des espaces d’hospitalités ont également été fortement réduites. Même la Formule 1, régulièrement saluée pour les protocoles sanitaires mis en place, n’a pu accueillir normalement ses clients VIP sur les différentes courses. Quelques tests ont été menés dans des pays où la situation sanitaire était meilleure, notamment au Portugal. Mais les différents acteurs n’ont pu générer les revenus B2B prévus initialement.

Et la situation s’est aggravée en cette première partie de saison 2020-21. Actuellement, aucun club de football, de rugby, de basket, de handball… ne peut accueillir de public dans son enceinte. Toutes les rencontres sont disputées à huis clos. La baisse de chiffre d’affaires au niveau des hospitalités sera largement supérieure à 80% en cette première partie de saison 2020-21 ! En début d’exercice, des ayants-droit sont parvenus à commercialiser à l’année certaines prestations. Des prestations qui ne sont, jusqu’à présent, pas délivrées. La question des remboursements va alors de nouveau se poser…

Les revenus de sponsoring des organisations sportives sont-ils également lourdement affectés par la crise ?

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