jupiler pro league modèle économique
Interview

Quel modèle économique pour le football belge ?

katatonia82 - Shutterstock.com

La Jupiler Pro League est parvenue au cours des dernières années à faire un bond en avant au classement des coefficients UEFA. Une hausse de compétitivité qui est due aux nouvelles orientations stratégiques prises par certaines locomotives du championnat, qui ont su progressivement faire évoluer leur modèle économique. Pour mieux comprendre cette évolution, Ecofoot.fr s’est entretenu avec Jean-Michel Waroquier, Expert en marketing sportif et fin connaisseur du marché belge.

En France, les clubs de Ligue 1 sont dépendants des recettes audiovisuelles, qui représentaient près de 50% de l’ensemble des revenus hors transfert de la compétition lors de la saison 2017-18. A l’inverse, les grands clubs d’Eredivisie parviennent à compenser la faiblesse des recettes TV domestiques par un important développement commercial avec de gros contrats de sponsoring à la clé. Quel est le modèle économique classique d’un club de Jupiler Pro League ? Les recettes commerciales (sponsoring, billetterie, merchandising) y occupent-elles une place importante ?

Effectivement, la Jupiler Pro League doit être quelque part entre les 2. Si l’on étudie les budgets des clubs, hors revenus des transferts, les recettes TV sont proportionnellement supérieures comparées à celles de l’Eredivisie – elles représentent en moyenne 25% du budget des clubs – et les recettes de sponsoring, de publicité et commerciales largement inférieures – en Belgique on se situe aux alentours de 30% quand l’Eredivisie est au-delà de 50%. La billetterie contribue aussi un peu plus aux recettes globales – représentant pas loin de 30% des revenus en Jupiler Pro League.

Mais ce qui fait la particularité du football belge, c’est la proportion des recettes de transferts. Le revenu net en la matière est en train d‘exploser. Il avait déjà triplé de 2015 à 2017 et il atteint de nouveaux records cette saison. A ce petit jeu, c’est le FC Bruges qui est champion, avec une balance nette sur le dernier mercato de 38,8 M€, alors même qu’il n’a jamais autant dépensé avec 23,4 M€ d’investissements.

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